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Producteur à Plougoulm
« Pourquoi l’OBS est-elle la mieux placée pour créer, sélectionner et produire les semences de variétés qui répondront à nos besoins spécifiques ? Parce qu’elle bénéficie du partenariat de tous les maillons de la filière.
Le marketing Prince de Bretagne nous apporte, par exemple, les retours des acheteurs français et étrangers, leurs besoins en segmentation… Le marché évolue sans cesse et l’OBS doit continuer à être réactif et à savoir anticiper leurs demandes. Les comités de gestion du Cérafel nous remontent les remarques et attentes des producteurs : densité de la pomme, sensibilité aux maladies, qualité du feuillage…
Bretagne Biotechnologies Végétales nous apporte, d’une part, des outils scientifiques et des techniques de laboratoire complémentaires aux travaux de sélection en plein champ et, d’autre part, des informations sur l’appréciation
organoleptique des produits... »
Producteur à Saint-Pol-de-Léon
« La profession a réussi à se doter d’une entreprise de sélection qui colle aux besoins des producteurs et qui leur a permis d’assurer son indépendance génétique. Élu par mon groupement, je me suis investi à l’OBS pour faire remonter les besoins des producteurs de mon OP. La ligne directrice des administrateurs est de veiller à obtenir les meilleures variétés au meilleur prix.
Les cultures de la région sont très « typées », avec des productions comme l’oignon rosé de Roscoff, l’échalote, le coco de Paimpol et l’OBS travaille sur ces cultures à la demande des producteurs. Il n’y a que l’OBS pour répondre de manière aussi directe sur ces cultures spécifiques. La proximité entre la production et l’OBS fait que l’on arrive à mettre en place des programmes qui ne sont pas forcément très rentables mais que l’OBS prend à cœur, dans un soucis de cohérence globale. Aucune maison privée n’aurait, par exemple, été intéressée par les volumes cultivés en oignon rosé de Roscoff. »
Producteur à Saint-Malo
« Aujourd’hui, tous les moyens de la création variétale bretonne sont concentrés autour de l’OBS. De la même manière que nous avons une marque Prince de Bretagne, nous avons aujourd’hui un programme variétal régional. Ce qu’apporte l’OBS, c’est le sens de la réalité économique que les producteurs recherchent.
Nous cherchons des variétés au bon feuillage, à la pomme dense et blanche, avec une bonne couverture pour bien protéger la pomme, mais pas trop pour que le coupeur puisse rapidement visualiser le calibre… Il est vrai que nous sommes exigeants. Seule l’OBS est capable de nous faire ce travail « sur mesure » pour les conditions pédo-climatiques régionales. »
Producteur à Plouénan
« L’important pour les producteurs, c’est d’avoir accès à des outils génétiques performants qui correspondent à notre région ; à nos conditions pédo-climatiques. Le fait que l’OBS soit gérée par les producteurs nous permet de guider les orientations de travail et de dire ce qui est le plus proche de nos attentes, ce qui nous convient le mieux.
En tant qu’administrateur, nous avons le devoir de veiller à ce que les variétés OBS soient au meilleur coût pour les producteurs.
Je représente, au sein de l’OBS, les producteurs de la coopérative Socoprim. Au sein du conseil d’administration Socoprim, nous nous répartissons toujours les tâches et pour ma part, j’ai choisi de m’investir à l’OBS. Les variétés ont autant d’impact que l’agronomie et le climat sur nos rendements et c’est donc naturellement que je m’intéresse à la génétique. Je participe également au réseau d’évaluation des nouvelles variétés ».
Producteur à Ploumoguer
« L’OBS est une union de coopératives au service des producteurs et cela ajoute encore à la cohésion de l’organisation légumière bretonne. L’OBS répond aux souhaits des producteurs de légumes bretons et fournit des variétés adaptées à notre climat, c’est ce qui la différencie de ses concurrents privés.
Au sein du conseil d’administration de l’OBS, je représente, depuis une quinzaine d’années, les producteurs de légumes de Coopagri. Au delà de l’OP, je représente aussi les producteurs de la pointe de Brest. La répartition des administrateurs sur le territoire de la zone légumière est équilibrée et équitable. Chacun d’entre nous remonte ainsi les spécificités des petites zones de production.
J’apprécie cette fonction car l’OBS est une entreprise innovante, toujours à l’affût du progrès pour être ainsi à la pointe de la recherche variétale. Notre travail entre administrateurs se fait dans un esprit convivial, c’est agréable de fonctionner de la sorte. Je considère que quand on est producteur de légumes, on est forcément intéressé par la génétique : d’elle dépend beaucoup de choses. Les producteurs doivent s’impliquer dans la création variétale car l’OBS est le garant de l’avenir de l’activité économique légumière bretonne ».
Producteur à Rospez
« Le point fort de l’OBS est qu’elle est gérée par les producteurs.
Les orientations sont prises par les producteurs administrateurs, qui sont présents aux comités de gestion du Cérafel et qui remontent ainsi les préoccupations des producteurs de la région. L’objectif de l’OBS est de proposer plusieurs variétés sur le même créneau, pour offrir le choix aux producteurs. Qui d’autre que les producteurs serait susceptible de mieux connaître nos spécificités agronomiques et commerciales ?
Nous sommes, par exemple, certainement les seuls au monde à garder des choux plus de huit mois en terre pour certains créneaux de production.
Sans l’OBS, nous n’aurions pas le choix de variétés suffisant.
Mais les travaux de recherche restent liés aux résultats de l’entreprise : l’OBS se finance avec l’argent qu’elle gagne«.
Producteur à Plougasnou
« Grâce à l’OBS et à l’organisation régionale, nous disposons d’un choix de variétés spécifiques et adaptées, qui nous permettent d’étaler nos récoltes d’octobre à juin.
L’essentiel de la sélection mondiale se fait dans les grandes régions de production mondiales, qui n’ont ni les mêmes conditions pédoclimatiques, ni les mêmes préoccupations stratégiques que nous.
Il n’y aura jamais de variété miracle, car le savoir-faire paysan reste fondamental. Les conditions météorologiques ont autant d’impact sur la qualité du produit final que la variété et le travail du producteur. »
Producteur à Penvénan
« Je suis entré dans le conseil d’administration en 2007 pour remplacer Paul Le Bris, qui a été administrateur de 1976 à 2006.
Je trouve cette responsabilité très intéressante : nous travaillons pour faire avancer la technique des années à venir. L’OBS n’a pas le choix : elle doit être compétitive et toujours en avance par rapport aux maisons grainières privées qui travaillent sur des marchés mondiaux et trouvent ainsi une rentabilité financière à leurs programmes. C’est une difficulté mais aussi une chance : elle ne se repose pas sur ses lauriers !
Je m’intéresse plus particulièrement aux programmes chou-fleur et artichaut car ce sont mes cultures principales. Je pense qu’il va falloir que l’OBS travaille sur des variétés qui demandent moins de traitements phytosanitaires. Ceci pour faire face à l’interdiction d’utilisation de plus en plus de molécules et aussi pour prendre en compte la demande sociétale. D’autres axes de travail qu’il me semble important de développer sont le goût et l’odeur à la cuisson du chou-fleur ainsi que la résistance à l’hernie… »
Producteur à Plouescat
« L’OBS a été créée en 1970 pour fournir des semences de qualité aux légumiers bretons organisés. Son rôle majeur n’a pas changé et les semences OBS restent, de plus, économiquement compétitives. L’OBS a su également mettre en place d’autres programmes que ceux développés pour le chou-fleur, pour répondre à la demande des professionnels qui ne cessent de se diversifier. En échalote par exemple, la variété Arvro est très productive et résistante à la virose. En oignon, l’OBS propose une variété d’oignon rouge, Ruztan, et a ainsi encore élargi sa gamme.
En chou-fleur, la volonté du conseil d’administration est d’assurer l’approvisionnement en semences des OP et nous avons, pour cela, renforcé l’équipe de création variétale. Nous travaillons aussi sur le taux d’inbreds, à la demande des producteurs. Nous proposerons rapidement des variétés qui n’auront pas d’inbreds, ce qui représente une réelle avancée pour les producteurs. Nous orientons, par ailleurs, nos axes de recherche sur la qualité du feuillage et notamment la résistance au mycosphaerella. Aujourd’hui, nos variétés ont atteint une qualité de pomme remarquable et les demandes des négociants s’orientent désormais sur la qualité du feuillage. Nous devons être réactifs pour satisfaire la demande de nos clients. L’OBS bénéficie des remontées des clients grâce à sa proximité avec le marketing Prince de Bretagne et peut ainsi réagir vite, même si on sait qu’il faut près de dix ans entre le moment de la création de la variété et son lancement commercial !
Autre produit, autres préoccupations : l’échalote. Pour ce légume, nous travaillons sur la résistance à la germination. Les producteurs ne savent pas comment va évoluer la législation concernant les produits de conservation et l’OBS travaille, en prévention des éventuelles interdictions d’utilisation de certaines molécules, pour diminuer leur utilisation.
J’apprécie beaucoup mes responsabilités au sein de l’OBS. Passionné, je suis à l’affût de toute amélioration que peut apporter une nouvelle variété. Nous avons des réunions entre administrateurs et des réunions par produit avec les multiplicateurs… C’est très technique mais aussi économique. Nous prenons des décisions importantes en fonction des résultats de l’entreprise et parfois les choix sont difficiles à prendre. Le prix des semences doit rester intéressant pour les producteurs des OP, et l’entreprise doit pouvoir subvenir à ses besoins de fonctionnement, d’investissements…».